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Sciences et rat

Sciences et rat

Sciences et Rat Septembre 2010 CharcuterieCharcuterie et cancer liés

D'après une étude menée par Ipsos Insight, seuls 3% des Français se sont abstenus de manger de la charcuterie en 2004 et près de 70% se nourissent au moins une fois par semaine de jambon blanc ou cuit. Pourtant,consommer beaucoup de charcuterie est fortement déconseillée puisque cela favoriserait le cancer du côlon, qui est la première cause de mortalité parmi les non-fumeurs atteints de cancer. Cette relation entre la consommation de charcuterie et le cancer du côlon avait été découvert en 2007 par le WCRF (World Cancer Research Fund).

S'intéressant de plus près à ce lien et pour la première fois sur un modèle animal (des rats) l'INRA de Toulouse a mené une expérience à partir de quatre facteurs : une riche coloration de la charcuterie obtenue par une molécule, l'hème, mais aussi la cuisson, l'oxydation et un ajout de nitrites qui entre autres  sont responsables de la saveur. Ils ont réalisé en tout seize scénarios différents et ont abouti au résultat suivant : les quatre facteurs simultanés, imitant parfaitement la production de jambon cuit puis exposé à l'air, entraînaient le plus de lésions précancéreuses.

Cette découverte  renforce la prévention dans la consommation de la charcuterie, et vise peut-être à termes une modification des procédés de fabrication de cet aliment.

Sources :
http://www.inra.fr/
http://www.flickr.com/photos/nyc_xmas/

Sciences et rat

Les bienfaits de l'huile d'olive

 

Les vertus de l'huile d'olive sont bien connues puisque cette huile est utilisée depuis l'Antiquitié, cependant des études ont apporté des preuves scientifiques.

La lutte contre le cancer du sein

 

OliviersEn Espagne, dans une université de Barcelone, des scientifiques ont mené une étude afin de déterminer pourquoi une alimentation riche en huile d'olive est souvent synonyme de peu de cas de cancers. Leur étude, réalisée sur des rats, a montré l'existence d'un gène activé par l'huile d'olive et résistant à la croissance du cancer du sein, mais aussi qui supprime les protéines dont les cellules du cancer du sein ont besoin. De plus, grâce à ce gène l'ADN serait moins enclin à subir des dommages pouvant entraîner l'apparition d'autres types de cancer. Une seconde  étude espagnole a prouvé que l'huile d'olive peut aider à lutter contre des problèmes cardiovasculaires.

 

Un contrôle du poids et de l'appétit

 Huile d'olive

Dans une université du Bronx à New-York, des chercheurs américains et italiens ont tenté de découvrir si l'huile d'olive était un bon atout en cas de régime et pour conserver sa ligne. Des études antérieures ont démontré que l'allaitement stimulaient des cellules de l'intestion grêle qui produisaient alors de l'oléoyléthanolamide, une hormone qui augmente la sensation de satiété et ainsi permet d'éviter le grignottage entre les repas. Les scientifiques ont infusé dans l'intestion grêle de plusieurs rats de l'acide oléique (qui se trouve en quantité dans l'huile d'olive), de l'acide palmitique, des protéines ou des glucides et ont observé la production d'oléoyléthanolamide. Seule l'acide oléique a augmenté cette production. L'huile d'olive aurait donc cette qualité supplémentaire utile pour lutter contre l'excès de poids. Cependant, cette étude n'est pas suffisante pour affirmer avec certitude que l'huile d'olive permet forcément de perde du poids.

 

 

Sources :
http://www.maxisciences.com/
http://www.passeportsante.net/Fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx

Sciences et rat

Le rire étudié chez le rat

 

« Le rire est le propre de l’homme » disait Gargantua de Rabelais. Cette idée déjà très controversée dans les années 1970 par des primatologues a été annihilée par les scientifiques Jaak Panksepp et Jeffrey Burgdorf de l’université de Bowling Green State (Ohio).

 

Rats qui rient

En observant de jeunes rats en train de jouer et de se pourchasser gentiment de façon toujours très silencieuse à l’oreille humaine, ils ont constaté que les rats atteints de surdité étaient nettement moins portés aux chamailleries. Ainsi, il devait bien exister une forme de communication durant ces jeux. Intrigués, les chercheurs écoutent les rats jouer à travers un appareil qui détecte les ultrasons (utilisé notamment pour capter les sons des chauves souris). Le résultat ne se fait pas attendre : les rats produisent des ultrasons, plus ou moins forts suivant s’ils jouent (50KHz) ou se battent (20KHz).

L’origine de ces cris, poétiquement appelés gazouillements par Jaak Panksepp, restent pendant un temps mystérieuses : est-ce des couinements de joie ou encore d’excitation ? Pour le découvrir, les scientifiques isolent un rat et le chatouillent avec leur main. Le rat émet alors les mêmes ultrasons que lorsqu’ils jouent avec ses congénères. L’expérience est retentée avec plusieurs autres rats, qui se comportent de la même façon et taquinent la main lorsque celle-ci arrête de les chatouiller. Mais peut-on parler de rire pour autant ? La preuve que oui, puisqu’il a été démontré entre autres que les rats sont plus sensibles aux chatouilles sur certaines parties du corps et que les jeunes en raffolent encore plus. Leur rire est définitivement associé au plaisir.

Ont moins rit cependant les scientifiques qui ont fait cette découverte. En effet, la nouvelle a été très vite reprise par les médias qui s’en sont amusés (décidément !). Probablement vexés, les chercheurs n’ont plus voulu parler jusqu’à la sortie de leurs travaux, et sont sûrement restés enfermés dans leur laboratoire, à passer le temps en chatouillant des rats. On doit toutefois considérer un intérêt « humain » à cette découverte, puisque cela permet de mieux étudier les hormones de bien-être et ainsi lutter contre les dépressions.

 

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Psikharpax le robot rat

 

Psikharpax le robot ratL'approche Animat, aussi appelée « robotique bio-inspirée » ou « animal artificiel » est une approche de la robotique née en 1990 qui, comme le laisse deviner son nom , s'inspire de l'anatomie et des comportements animaux, ( leurs réactions, facultés d'adaptation... ) pour créer des robots ou organes robotisés (un œil de mouche par exemple). Elle réunit aussi bien des spécialistes en robotique et nano-technologies que des biologistes et zoologues.

 Au fil des années ces robots se sont complexifiés et diversifiés tant par leurs techniques et leurs formes que par leurs usages. En effet , des robots singes, serpents et même langoustes ont été fabriqués Psikharpax le robot ratpour étudier les modes de déplacements de ces animaux tandis qu'en mai 1999 la société Sony commercialise « Aibo » un désormais célèbre petit chien robot de compagnie auquel succèdera son concurrent « Genibo ».

Le dernier né de l'AnimatLab, un laboratoire spécialisé dans l'approche animat est un « robot rat ». De fait,  cet animal a l'avantage d'être bien connu des biologistes et de posséder d'importantes facultés d'adaptation. Présenté en juin dernier    au salon européen de la recherche et de l'innovation de Paris, Psikharpax, c'est ainsi qu'a été baptisé ce robot, est doté d'un système lui permettant d'enchaîner les actions, d'être plus polyvalent et en partie autonome.

 

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Des rats et des astronautes en hibernation artificielle

Pouvoir placer les astronautes dans un état hypométabolique, c'est à dire un état ralenti se rapprochant au mieux de celui d'hibernation, c'est le but que se sont donnés les membres de l' Agence Spatiale Européenne pour la prochaine mission sur Mars prévue pour 2030. Le succès de ces recherches présenterait de nombreux avantages : économiser de l'énergie, de la place, rendre le voyage moins fatigant...

Parmi les pistes explorées actuellement pour les recherches, celle du DADLE puis de la dobutamine ainsi que leurs effets sur les rats. Le premier, dont le nom complet est « D-Ala-DLeu-Enképhaline », est une molécule faisant partie des opiacés et dont une seule injection peut entrainer l'état d'hibernation à toutes périodes de l'année même chez les animaux non hibernants, les rats en premier lieu. Cette solution pose toutefois le problème de la fonte musculaire que l'on pourrait peut-être résoudre grâce au second,  la dobutamine, médicament qui , selon les tests menés sur des groupes de rats également, à l'université de Pavie (Italie) stimule le cœur et les muscles et contrecarre les effets négatifs de l'enképhaline.
 

Les rats apportent donc une fois de plus leur concours aux avancées du voyage dans l'espace.
 

Souce: http://www.futura-sciences.com/

 

Sciences et rat

 

Un procédé de culture cellulaire qui pourrait restreindre l'expérimentation animale

 

Actuellement, entre 30 000 et 140 000 substances susceptibles d'êtres utilisées pour l'élaboration de médicaments traitant les problèmes liés aux spermatozoïdes et le cancer des testicules attendent d'êtres testées en Europe. En effet, beaucoup d'entre elles se constituent de molécules chimiques dont les effets, tant sur l'organisme que sur l'environnement, ne sont pas suffisamment connus. Les tests et recherches s'effectuent sur des animaux de laboratoire et principalement des rats. Or, en ce qui concerne ceux prévus pour ces seules substances près de 20 millions de rats seraient nécessaires. De plus ils seraient particulièrement longs et couteux sans être pour autant complets.

 

C'est pourquoi les chercheurs de l'institut de génomique de Lyon a mis au point deux procédés de culture de spermatozoïdes en laboratoires qui pourraient permettre de réduire considérablement le nombre de rats utilisés en laboratoire. Le nombre serait alors divisé par 10 ou même 20 selon Philippe Durand, le responsable de l'équipe de recherche de l'IGL qui a élaboré ces processus.

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Des processus épigénetiques observés chez les rats


Une équipe de chercheurs s'est récemment interrogée sur la transition du caractère et l'importance de l'attention maternelle chez les rats.

L'expérience s'est portée sur plusieurs rattes nouvellement mères, partagées en deux groupes. D'un coté celles qui se montraient particulièrement attentives et affectueuses avec leurs petits, de l'autre les mères moins attentionnées. Les ratons ayant reçu plus d'affection dès la naissance se sont avérés êtres bien plus résistants au stress que les autres. Les scientifiques ont alors interverti des portées de nouveaux nés et constaté que les petits adoptaient le caractère de leur mère de substitution. Plus encore, la progéniture d'un raton femelle qui aura adopté le caractère de la ratte qui l'a élevé reproduira le comportement de sa grand-mère.

Cette expérience montre que l'influence de l'environnement et de l'éducation est prédominante par rapport à la génétique, ces caractères sont donc désignés comme épigénétiques (au delà de la génétique). On a également observé des phénomènes épigénétiques chez l'Homme.

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Amour, rat et ocytocine


L'état du Colorado aux États-Unis abrite deux espèces de rats sauvages, le rat des plaines et le rat des montagnes. Bien que très proches l'un de l'autre, leurs mode de vie et comportements amoureux sont parfaitement opposés. En effet,le rat de montagne mâle est solitaire et accumule les partenaires, la femelle élèvent toute seules les petits. Tandis que les rats des plaines forment un couple uni pour toute la vie qui éduque ensemble leurs rejetons.

Cette étonnante différence entre des espèces quasi identiques à trouver une explication grâce a la science, les scientifiques ont constatés que le cerveau des premiers produisait bien moins de récepteurs d' ocytocine que les seconds. L'ocytocine est une hormone sécrétée par tous les mammifères femelles gestantes qui influe à la fois sur le comportement et sur les réactions organiques (la lactation par exemple). Si l'on modifie le nombres de ces récepteurs chez les deux espèces de rongeurs soit en les bloquants ou en en injectant davantage, on observe une inversion des comportements.

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Des rats paralysés remarchent


Des chercheurs Suisses et Américains sont parvenus ensemble à rendre à des rats paraplégiques la capacité de marcher.

Les universités de Zurich et de Californie ont obtenue ce résultat en stimulant des réseaux de neurones qui se trouvent dans la moelle épinière et sont appelés générateurs centraux de patrons. Ceux ci contrôlent une part plus ou moins importante de la marche et également des bras, chez l'Homme. La stimulation de ces générateurs dit CPG (central pattern oratoriens) pour la quelle ont été réalisés nombreux tests sur différentes méthodes a finalement été obtenue par l'association de plusieurs d'entre elles. Le traitement comporte des stimulations électriques des neurones, une augmentation de la quantité de sérotonine (un neurotransmetteur naturellement présent dans le système nerveux ) ainsi qu'un entrainement.

Les rats sur les quels l'expérience s'est menée souffraient d'une paralysie des pattes arrières .Leur moelle épinière était donc sectionnée, cependant ils se sont mis de manière spontanée a marcher sur un tapis roulant quelques jours après le traitement. Les mouvements de marche étaient correctement synchronisés et capable de s'adapter à la vitesse imposée. Cela démontre que les CPG en plus de contrôler la marche peuvent aussi être fonctionnels après que la moelle épinière est été coupée.

Néanmoins la connexion entre le cerveau et la moelle n'est pas rétablie pour autant et le contrôle de l'équilibre reste impossible . Les rats ont donc dut être soutenus et la marche tient donc plus du réflexe que de la volonté.

Les auteurs de l'étude pensent qu'il serait possible d' imaginer des prothèses qui établiraient un lien entre le cerveau et la moelle épinière et pourraient permettre une marche volontaire.

 

 

Source principale: www.futura-science.fr

 

 

 

Sciences et rat

Des rats sauvages de Gambie jouent les inspecteurs de santé en Tanzanie

sciences et rat dec 09

D'après l' Organisation Mondiale de la Santé, près de 2 millions de personnes sont décédées de la tuberculose en 2002 en Afrique.

C'est suite à ce rapport que Bart Weetjens, le directeur de l'association APOPO, une association de chercheurs et de dresseurs Belges et Tanzaniens créée dans les années 1990, dont le but initial est la détection de mines grâce au concours de rats de Gambie dressés, à décidé de tenter l'expérience.

Depuis cinq ans maintenant, une vingtaine de rats de Gambie sont dressés exclusivement à détecter la présence, à l'aide de leur odorat, du bacille responsable de la tuberculose. En effet le rat de Gambie, un rongeur un peu plus petit qu'un chat qui vit environ huit ans, capable de s'adapter aisément à différents milieux, possède aussi un odorat remarquablement développé. Cela lui permet entre autres de déceler les souches tuberculeuses dans des échantillons de crachats humains. Le principe est simple, on place l'animal (dont l'éducation dure environ huit mois) face à une série de trous contenant les échantillons il les renifle l'un après l'autre, s'arrêtant devant ceux infectés.

Ces rats, en plus d'être capables des détecter le bacille de Koch peuvent le faire infiniment plus rapidement qu'un technicien de laboratoire disposant de matériel spécifique. Alors qu'il faut à ce dernier une journée de travail pour analyser 20 échantillons, le rat analyse dans le même temps 100 prélèvements soit cinq fois plus que l'Homme.

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