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Des rats sauvages de Gambie jouent les inspecteurs de santé en Tanzanie

D'après l' Organisation Mondiale de la Santé, près de 2 millions de personnes sont décédées de la tuberculose en 2002 en Afrique.
C'est suite à ce rapport que Bart Weetjens, le directeur de l'association APOPO, une association de chercheurs et de dresseurs Belges et Tanzaniens créée dans les années 1990, dont le but initial est la détection de mines grâce au concours de rats de Gambie dressés, à décidé de tenter l'expérience.
Depuis cinq ans maintenant, une vingtaine de rats de Gambie sont dressés exclusivement à détecter la présence, à l'aide de leur odorat, du bacille responsable de la tuberculose. En effet le rat de Gambie, un rongeur un peu plus petit qu'un chat qui vit environ huit ans, capable de s'adapter aisément à différents milieux, possède aussi un odorat remarquablement développé. Cela lui permet entre autres de déceler les souches tuberculeuses dans des échantillons de crachats humains. Le principe est simple, on place l'animal (dont l'éducation dure environ huit mois) face à une série de trous contenant les échantillons il les renifle l'un après l'autre, s'arrêtant devant ceux infectés.
Ces rats, en plus d'être capables des détecter le bacille de Koch peuvent le faire infiniment plus rapidement qu'un technicien de laboratoire disposant de matériel spécifique. Alors qu'il faut à ce dernier une journée de travail pour analyser 20 échantillons, le rat analyse dans le même temps 100 prélèvements soit cinq fois plus que l'Homme.


