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A la découverte du 2e sexe.
Jusque là, pour partager mon quotidien, je n'avais eu que des mâles, qui s'agitaient à l'heure de la bouffe et celle de la crise d'ado. C'est l'été, une amie part en vacances : me voilà donc avec une rate sur les bras pour trois semaines. Le premier jour n'est pas encourageant : Prunelle, la rate en question, me pince dès que je souhaite la sortir. Je n'allais tout de même pas ne pas la sortir durant 20 jours. Le lendemain, je prends mon courage à deux mains, et je la sors. Je me demande alors : qu'a-t-elle avalé ? C'est une vraie puce, elle court et renifle tout, grimpe quand elle peut (c'est à dire souvent vu sa taille de guêpe), et s'attaque à mes oreilles. Même après l'avoir sortie deux heures, elle est au taquet, attendant aux barreaux avec un air qui fait pitié. Et cela dure pendant trois semaines ! Tout ça sans compter la paranoïa permanente : mâles et femelle dans des cages séparés, sans rencontre directe. Pourtant, Prunelle a un petit bidon. Le doute s'installe : les rats n'ont jamais été en contact direct, mais si l'opération du Saint Esprit...
Au final, elle n'est pas gestante. On n'a pas subi d'intervention divine, mais quand la rate s'en va, malgré tout, c'est le soulagement. Le calme caractéristique des couillus s'installe à nouveau, il n'y a plus de bêtes montées sur ressort... et surtout, mes oreilles sont enfin tranquilles !


