Cette rubrique est tirée d’un livre écrit par un vétérinaire, ce ne sont donc pas de vulgaires paroles. Elle consiste à apprendre à déceler les symptômes de son compagnon pour réagir rapidement et mieux le guérir.
Les mâles et les femelles du groupe des mammifères ont des glandes mammaires. Elles sont simplement plus développées chez la femelle en raison de leur stimulation par les hormones féminines. La différence se situe dans leur développement et non dans leur structure. Des masses sous-cutannées se forment très souvent chez le rat vieillissant. Il s'agit dans la majorité des cas de tumeurs des glandes mammaires. Des études ont estimé que de 50 à 90 % des femelles sont atteintes, contre environ 15% des mâles. Ces tumeurs grossissent plus ou moins rapidement et peuvent atteindre des dimensions impressionnantes (de la d'un petit pois jusqu'à 8 ou 10 cm, ou 40 à 50% du poids du rat). Au début, elles ne dérangent pas trop l'animal, mais en grossissant, elles finissent par entraver sérieusement ses mouvements. A force de trainer par terre, les mamelles s'ulcèrent et s'infectent. Finalement, les tissus se nécrosent (se gangrènent) et le rat s'intoxique. Heureusement, 90% de ces masses sont délimitées et la peau qui les recouvre est intacte. L'excision d'une telle masse guérit la glande impliquée, mais elle ne prévient pas les récidives des autres glandes. Comme le tissus mammaire du rat est extensif (il couvre toute la région cervicale, sur les flancs et autour des organes génitaux), il n'est pas rare de voir apparaitre d'autres tumeurs dans les semaines ou les mois suivant la chirurgie. Tant que la santé générale du rat le permet, cela vaut la peine de les faire enlever. Ce type de chirurgie est normalement bien tolérée, surtout si la masse n'est pas trop grosse. Il est également possible d'intervenir sur des tumeurs aux dimenssions impressionnantes, mais la convalescence est plus longue.
Remarques

Source : Manon Tremblay, vétérinaire. Collection « Nos amis les animaux – Le rat » aux Editions Le Jour Editeur.